|
 |
| | |  |  |  |  |  | Alcool au volant : le zéro absolu
|  |  |  |  |  |  |
Sujet traité le 14/03/2004
Nos hommes politiques, inspirés par nos voisins européens, se posent la question de la tolérance zéro pour l'alcool au volant.
Je ne comprends pas comment on peut penser fixer une telle limitation. Evidemment, nous ne sommes pas égaux devant l'alcool,
mais nous ne le sommes pas vraiment non plus devant la loi ! Certains conduisent très bien malgré un peu d'alcool dans le sang,
d'autres ne supportent pas l'alcool et ne sont pas en état de conduire même avec une quantité infime d'alcool. Il est donc
ridicule de fixer une valeur "nationale" de lutte contre l'alcool au volant puisque cela ne veut rien dire.
La tolérance zéro ne serait pas vraiment une solution a mon avis, j'ajouterais même que je suis contre. Cela signifierai
simplement qu'au restaurant, on aurait plus le droit de boire un verre de vin si on doit reprendre sa voiture après ! A la
sortie du boulot, prendre un apéro avec ses collègues deviendrait quasiment illégal, si ensuite on rentre chez soi bien sur.
Certains ont "besoin" d'alcool pour se déshiniber légèrement (parfois c'est même uniquement psychologique), ils n'auraient donc
plus le droit de s'amuser à moins d'être raccompagnés chez eux.
Les répercutions sont simples :
- Beaucoup de personnes ne s'amuserait plus
- Ceux qui habitent plus loin que les autres ne pourront jamais boire
- Le social et le relationnel en prendrait un coup majeur
Ce qui m'amuse dans ces lois, c'est que ceux qui les prennent ont des chauffeurs : cette loi ne les concerne donc pas
directement.
Effectivement, en contre parti, les rues seront plus sures : il n'y aura plus de conducteurs "bourrés". Mais est-ce réellement
l'alcool qui entraîne des accidents. Les jeunes sont les plus concernés : ce sont eux qui font le plus de fêtes arrosées.
S'arranger pour que pendant la période probatoire du permis de conduire il n'y ai pas de tolérance serait plus efficace, car
cela éduquerait en plus les jeunes pour leur longue vie de conducteur. De plus, selon moi, un conducteur "sérieux" qui boit
de l'alcool saura faire attention (soit à sa consommation, soit en ne reprenant pas le volant tout de suite...). Ce n'est pas
l'alcool qui conduit, mais l'homme qui est dérrière.
Il ne faut pas accuser l'alcool de tous les maux. Je suis contre la consommation abusive d'alcool que je trouve ridicule : quel
est l'intérêt de passer une bonne soirée si l'on est incapable de se rappeler de ce qu'on a fait (ce qui est visiblement le but
de certains, et de certaines).
Par conséquent, laisser le niveau de tolérance actuel me parait nécessaire sinon on prive beaucoup d'homme et de femme de
profiter un minimum de la vie. Au fait, pour informations, je suis non-buveur. Ce n'est donc pas pour mon propre plaisir que
je tiens ce discours, mais parce que cela me parait normal !
|
|