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| | |  |  |  |  |  | Les "Mauvaises Nouvelles"
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Sujet traité le 21/07/2003
Depuis quelques années, les médias nous assènent de mauvaises nouvelles : la vache folle, la fièvre aphteuse, l'insécurité ?
Dès lors qu'ils décident d'en parler, de nombreuses émissions se succèdent sur toutes les chaînes indifféremment les unes des autres.
Le fait le plus marquant de ce style, et sur lequel je voudrais réagir, est le traitement de l'information qui nous a été imposé durant
la crise de la vache folle.
Cette crise ressort de temps en temps, on en avait déjà parlé au début des années 90, où les risques avaient été clairement établis, et
déjà présentés au public. A l'époque (c'était il y a quand même plus de 10 ans !), les médias s'étaient emparés de l'affaire et en
avait parlé un peu partout. Mais ce ne fut rien comparé à l'événement médiatique qui est réapparut en 2000.
Ce dont je me souviens, c'est que on ne pouvait allumer la télévision sans voir parler de la crise de la vache folle. Tout y passant.
Toute la chaîne de production avait des problèmes : les vaches étaient malades, les farines étaient infectées, les producteurs y
gagnaient financièrement, les éleveurs n'avaient pas trop le choix, les distributeurs ne contrôlaient pas vraiment l'origine de ce
qu'ils vendaient? A les écouter, tout le monde était déjà infecté, sauf bien sur les végétariens, et encore ?
Les actions qui avaient été décidées à l'époque étaient de mettre un blocus sur la viande en provenance du Royaume-Uni. Les farines
animales et la viande continuaient tout de même à venir d'outre manche, et à être commercialisées et utilisées en France.
Petit à petit, les médias ont déplacés leur point de vue pour transformer leur vision purement bovine en vision humaine : certains
hommes avaient contractés la maladie ! C'était la grande nouvelle ? On voyait, à chaque journal télévisé, dans les journaux papiers,
dans les émissions spéciales, les images des ces garçons (pour la majorité) qui étaient malades. Pour augmenter le stress, on entendait
partout que les personnes ayant des symptômes de la maladie étaient des consommateurs habitués aux fast-food? Ce qui caractérise bons
nombres de repas d'étudiants, et même parfois de repas en famille avec les jeunes enfants ?
Donc, les médias ont tout fait pour nous faire peur, pour nous faire réagir, pour que l'on s'inquiète du risque et que notre esprit
soit monopolisé par ce problème.
Et aujourd'hui, plus rien !
La vache folle n'est plus en crise, tout va bien? On ne nous parle plus de rien : le risque est-il toujours présent ? La durée
d'incubation de la maladie étant assez longue, il est prématuré de dire que les risques sont faibles, mais malgré tout, on n'a
aucune nouvelle information sur le sujet.
Aujourd'hui, je me pose la question du pourquoi d'un tel soulèvement médiatique. Plusieurs raisons ont été avancées, entre autre celle
de masquer certaines actions du gouvernement tels que les essais nucléaires. Peut-être que ceci est vrai, peut-être que l'objectif
était de cacher d'autres choses, ou encore de nous faire peur ! J'aimerai savoir si les risques étaient réels ou si ils ont mal été
évalués, si l'objectif était réellement l'information ou non.
Ceci s'applique en effet à de nombreuses « mauvaises nouvelles » comme l'insécurité et autres qui ont squatté les médias pendant de
longues semaines, et qui aujourd'hui sont complètement oubliés par tout le monde.
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