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| | |  |  |  |  |  | La Présidentielle de 2007
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Sujet traité le 13/04/2007
L'intérêt de la présidentielle 2007 est basé sur une incohérence : nous n'avons jamais
eu autant de personnes sur les listes électorales, mais en même temps, nous n'avons
jamais eu autant d'indécis peu de temps avant le premier tour. Je trouve donc les
élections de cette année particulièrement intéressantes.
Le retour de cet intérêt des Français pour la politique est clairement lié au
résultat du premier tour de 2002. Lorsque j'ai appris que le second tour 2002
allait être entre Chirac et Le Pen, j'ai en fait été à la fois surpris et content.
Je ne vais pas m’étendre sur le Surpris, car je n’ai pas été le seul. Par contre,
j’ai été Content car c'était visiblement le coup de fouet qu'attendait la France
pour revenir à la politique. On voit d'ailleurs que le Pen est visiblement plus
bas dans les sondages qu'il y a 5 ans. En dehors de toute considération sur les
opinions politiques de chacun, cet événement a été très utile. Il a permis à
certains de comprendre l'intérêt de la politique. J'ai d'ailleurs fait partie
de ceux qui se ré intéressaient au sujet. En dehors des Français en général,
cela a également montré aux politiciens que désormais les Français souhaitaient
à nouveau s’exprimer.
Comme les Français prêtent une meilleure attention aux choix politiques des
candidats, et aux idées qu'ils défendent, ce regain d'intérêt force les politiciens
à être plus attentif et plus sérieux. Le résultat est simple : la moindre erreur
d'un candidat a un impact médiatique et politique beaucoup plus fort que d'habitude.
C'est pour cela que Ségolène Royal qui plaisait beaucoup s'est retrouvée à se mettre
tout le monde à dos simplement à cause de ses bourdes et pas nécessairement à cause
de ses idées. Ceci dit, ses idées n'ont pas vraiment permis de rattraper les bourdes.
De son côté, Bayrou qui semblait être une solution pour beaucoup fait comme la bulle
internet en 2001 : il se dégonfle… Son manque de programme commence vraiment à se
voir. Quand à Sarkozy, c’est plus sa personnalité qui déplait…
C'est à ce moment que l'incohérence énoncée au départ devient caduque. En effet,
comme les français s'intéressent plus à la politique et qu'ils prêtent une meilleure
attention aux idées de chacun, ils se posent plus de questions. Et c'est parce
qu'ils se posent des questions qu'ils sont indécis. Résultat, comme aucun candidat
ne peut proposer des idées qui plairaient à tous, ils essayent de plaire en tant
que personne et non plus en tant qu'idéologie. D’ailleurs, ce résultat se ressent
dans la campagne avec des attaques ne portant pas sur les idées mais sur le caractère
et la personnalité de l’adversaire.
En 2007, une difficulté supplémentaire se présente aux électeurs : la majorité des
candidats sont en fait des petits nouveaux. En particulier, sur les 4 partis les
plus importants, 2 ne s'étaient jamais présentés à l'élection, 1 n'était pas vraiment
considéré comme sérieux, et le dernier n'est plus ce qu'il était. Comme on n’a pas
réellement pu s'habituer aux candidats, le choix est plus difficile. Comme on ne
peut pas faire confiance aux sondages, suite aux surprises de la dernière élection,
il est difficile de choisir son candidat. C'est par contre l'avantage d'avoir un
candidat par parti (en dehors de l'extrême gauche) qui permet de non pas choisir
simplement un candidat mais d'orienter son choix sur l'image d'un parti.
De mon côté, j'estime qu'aucun candidat de cette année n'a la prestance et le
charisme d'un vrai président. En effet, Giscard, Mitterrand et Chirac ressemblaient
à quelque chose. Ils étaient des hommes dont l'image restera et qui avait une
certaine crédibilité sur la scène internationale. Évidemment, les détracteurs des
différents présidents passés ne seront pas d'accord, il n'empêche que selon moi,
le prochain président n'aura rien à voir avec ceux que nous avons eu jusque la.
C'est d'ailleurs pour cela que je vais voter pour un candidat par défaut, uniquement
parce que les autres seraient encore pires.
J'espère donc que chacun donnera sa voix en pesant bien le pour et le contre de leur
choix. Voter pour un candidat qui ne passera pas, dans le but de montrer son
désaccord, ne fait rien avancer. J'espère juste que ceux qui gagneront sauront
le faire avec fair-play, et que ceux qui perdront sauront également l'accepter.
En effet, avant de manifester comme on peut le voir parfois, il faut se poser la
question de l'intérêt, et surtout de laisser le temps aux politiques de mettre en
place leurs idées avant de tout critiquer. L'une des expressions qui m'énerve le
plus est : "ca ne suffit pas". Quand une mesure sociale est mise en place, il faut
laisser le temps au temps. On ne peut pas régler tous les problèmes en même temps,
et il est important de voir le résultat d'une mesure avant d'en mettre une autre
en place. Avant de manifester dans les rues, ou de critiquer chaque nouvelles
mesures, laisser au moins le temps au politique de montrer le bienfait ou non
de leurs propositions.
Pour finir, je dirais donc que puisque l'on attend des politiques qu'ils résolvent
une partie des problèmes de la société (il ne faut pas oublier que nous sommes
aussi responsables d'un grand nombre de problèmes), il faut leur laisser le temps
de trouver des solutions. Et ce n'est pas nécessairement le candidat qui résoudra
le problème qui correspond aux soucis rencontrés aujourd'hui par SON fils
(ou SA fille) ou pour SON boulot qui sera le plus à même d'être à la tête
du pays ! Un pays qui va bien fait que les citoyens vont bien, et vice-versa,
mais le gouvernement n'est pas le seul à pouvoir résoudre nos problèmes au
quotidien... Il est important que chaque citoyen se prenne par la main et se
demande s'il n'est pas aussi responsable de la situation actuelle ! Un indice
d’ailleurs : nous sommes tous responsables de la situation actuelle !!!
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